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La banque gratuite : un non-sens

Par Camille, le

Depuis quelques années, les banques en ligne font grossir leur base clients à grands coups d’offres de parrainage ; 80€ par ci, 80€ par là… le business du parrainage est devenu très lucratif pour qui a un peu de temps à y consacrer. Plus récemment, les néobanques ont émergé avec des offres all-inclusive 100% gratuites. Retraits, paiements à l’étranger et ouverture de compte en moins de 10 minutes, ces néobanques ont fait grand bruit à leur arrivée sur le marché. Aujourd’hui, chacun semble avoir changé son fusil d’épaule : les banques en lignes commencent à parler de frais de tenue de compte et les néobanques ont revu leur modèle suite aux abus (malins) de certains clients.

Le client n’est pas dupe

Il faut rester pragmatique. La banque a trop longtemps été régie par une opacité tacitement acceptée par tous : clients et banquiers. Une opacité qui ne permettait pas une communication claire et transparente. Aujourd’hui les usages ont changé et les clients attendent autre chose de leur banque : une banque qui ne les prend pas pour des pigeons en leur facturant des frais incompréhensibles ou en leur affirmant que « tout est gratuit » parce que ce n’est pas vrai : proposer une offre bancaire a un coût. Développer un système bancaire, imaginer une expérience nouvelle, assurer un service clients de qualité… Tout cela a un coût et l’utilisateur le sait. Mieux, il est prêt à en assumer une part temps qu’on lui tient un discours juste et transparent.

Une réalité économique

Encore une fois : restons pragmatique ! La néobanque affiche de belles ambitions (changer la banque, faire bouger les choses, redistribuer les cartes d’un marché immuable) mais il faut avoir les moyens de ses ambitions et l’indépendance financière est une condition sine-qua-none au succès des néobanques. Elles vont donc devoir monétiser leurs services pour gagner en indépendance et peser sur ce marché. Mais la logique est différente pour les banques en ligne qui, pour la plupart sont adossées à des établissements bancaires traditionnels. Pour ces acteurs là, débourser 200 ou 250€ pour acquérir un nouveau client n’est pas un problème : l’objectif est de l’intégrer dans le giron de la banque-mère et de le convertir en lui vendant des « produits » à plus forte valeur ajoutée. La néobanque n’a pas cette réflexion « produit », elle a une réflexion « usage » qui doit la pousser, très tôt à afficher ses conditions.

Et Morning dans tout ça ?

Morning a fait sa place dans le marché des néobanques en proposant une offre de base gratuite pour les particuliers (la carte, le compte et les services de paiement). Une offre gratuite qui correspond aujourd’hui à un standard et qui devient un impératif pour espérer faire sa place sur le marché. Cependant, nous avons pris le parti d’être très clair sur nos coûts incompressibles (principalement les retraits et paiements à l’étranger) que nous partageons avec nos utilisateurs. L’objectif étant d’établir un modèle qui corresponde à l’utilisation qui est faite des services que nous proposons. De même, nous allons proposer des fonctionnalités enrichies à l’avenir que l’utilisateur pourra activer ou désactiver mois après mois de sorte à toujours garder le contrôle sur ses finances.

Ce modèle entre en corrélation avec nos valeurs de transparence et de pragmatisme pour redonner le contrôle à l’utilisateur. Une approche à laquelle adhèrent, nous en sommes persuadés, de nombreux clients des banques françaises.

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